Ah (et pour citer quelqu’un de connu …) Dieu qu’il est facile de se plaindre et de gémir sur tout. De s’abrutir devant un écran plat où la multitude du pire suicide les neurones de la collectivité à coup de milliards d’euro. Il n’y a pas de nouvelles histoires en suffisance pour remplir cette gourmande de profondeur. Elle se contente d’être comme son écran, plate. Mais la faute à qui ? Éteignez-la et sortez ! Parlez, rencontrez, cherchez la culture qui vous convient.

Il n’y en a pas une mais mille qui sont certes liées et qui pourtant peuvent être tellement différentes. Se trouver au travers d’un auteur, d’un acteur, d’un metteur en scène, d’un théâtre. Sentir, rire et pleurer de la vraie vie sous la loupe de la scène et admirer cette formidable imperfection parfaite de l’éphémère. Tout y est possible même l’ennui. Il s’agira alors de comprendre pourquoi. Le train de nos vies ne nous rend chaque jour que plus imperméable à l’émotion. Alors qu’au théâtre, le temps s’étire, le silence est une histoire, le regard un murmure. Il est stupide de clamer : « Je n’aime pas le théâtre ». Ce serait comme de déclarer aussi sottement : « Je n’aime pas la vie ». Il n’y a que la vie qu’on se forge quand on ne renonce pas à ce qu’on voulait être. Il n’y a que le théâtre qu’on choisit mal. En effet, il ne s’agira jamais d’un consommable vite ingurgité. Il faut choisir ce qu’on va voir, se renseigner un peu, ne pas se contenter d’un titre accrocheur, d’une coupure de presse « dithyrambique ». Cela évite le malentendu. Soyez curieux comme si vous partiez pour une ville lointaine et inconnue. Réjouissez-vous d’avance sans attendre ce que cela doit être.

Laissez-vous emporter, laissez-vous toucher, soyez aimable dans ce dernier temple de l’intelligence fraternelle. Je pourrais dire de communion si on pouvait enlever le sens uniquement chrétien que prend ce mot. Communiez ensemble avec d’autres spectateurs, des acteurs, un auteur qui nous parlent de nous, de nos désirs, de nos fantasmes, de nos peurs, de nos fuites, de nos amours, de nos lâchetés et de notre passé. Laissez couler sans pudeur une larme sur un sourire pour sentir qu’on est en vie et pas juste de simples consommateurs frustrés, manipulables et schizophrènes. Allez au théâtre mes amis, trouvez celui où vous vous sentez bien, prenez-y vos habitudes, suivez-y le parcours des personnes qui le font vivre et entretenez cette simple jouissance d’être bien. Bienvenue dans notre fabrique de rêves.

Alain Beaufort

 

 

Les pièces :
 
Les liaisons dangereuses
 
 
Sex and the Cité Ardente (Ep. 1)
 
 
Sex and the Cité Ardente (Ep. 2)
 
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Sex and the Cité Ardente (Ep. 3)
 
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Sex and the Cité Ardente (Ep. 4)
 
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La comédie du couple (2007)
 

Hommage au grand Sacha Guitry dont l’élégance, la nuance, la richesse manque de plus en plus au théâtre contemporain.
La pièce est courte contrairement aux habitudes du grand homme et en la relisant, je me demande si j’étais bien seul pour l’écrire ?
La SACD qui gère les droits des ayant droits du grand Sacha me persécute dans mon hommage pour plagiat ! Heureusement que la SACD n’existait pas quand Molière travaillait à ses pièces, il n’aurait pu rien écrire…et même si je ne suis pas Molière, ce type de procédé est une honte à l’auteur que de vouloir à ce point protéger le business que son œuvre draine encore.
A suivre…

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A Bicyclette (printemps 2006)
 

Ecrire où mourir. C’est la deuxième fois que je produisais le couteau sur la gorge.
Une longue déclaration d’amour qui ne fût pas entendue.
Des acteurs formidables, sensibles et profonds l’on faîte vivre entre rires et larmes.
Quelques lignes pour mon papa parti durant cette année de cauchemar.

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Ultime conjonction (hiver 2006)
 

Ecrire pour ne pas mourir, deuxième partie. La découverte de la méchanceté à l’état pure, de la manipulation, de la calomnie, de l’amitié aux écailles de reptile, tranchante…
Un long cri de douleur qui empêcha de justesse la fin de la pièce d’être la fin de ma chanson…
Thérapie à l’arrachée par le mot.
Une pièce que je ne relis pas, que je ne détruits pas.
Une pièce dont les prolongements dans le réel continuent à me détruire.
Machine policière manipulatoire avide de tête qui tombe par prévention.
Machine juridique qui travail à charge en maintenant le bon peuple dans l’illusion de la présomption d’innocence.
Affaire à suivre et reportage en cours sur une profession en plein essor : destructrice ou destructeur de la vie des autres.

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Comédie romantique
d'une nuit d'été
 
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Cocu du Roy
 
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Alain Beaufort
Auteur, metteur en scène et comédien, responsable pédagogique
du Centre Antoine Vitez, (école des arts de la scène)
et Directeur artistique du théâtre de l'Aléna
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